C’est le temps de faire une pause… et d’ouvrir la parenthèse sur un sujet d’éducation ou de psychologie qui vous touche dans votre vie quotidienne et celle de vos enfants! Accessible et original, le nouveau blogue Parenthèses sympathiques diffuse des articles, des entrevues, des billets et des capsules vidéo sur des sujets collés à l’actualité qui vous importent. Notre responsable des communications et journaliste dans l’âme Marie-Anne D., alias Œil de lynx, se donne comme mission de transmettre ses découvertes et de répondre à vos préoccupations via sa plume (de feu) et de son clavier. Fin de la parenthèse.


 

5 choses que Noël apprend aux enfants

Publié par Marie-Anne Dayé

1. Les habiletés sociales, c’est chouette!

Noël est une excellente occasion d’enseigner les habiletés sociales à un enfant.  En voici quelques-unes :

  1. Attendre son tour lors de la distribution des cadeaux.
  2. Partager ses cadeaux avec les autres.
  3. Maintenir une conversation avec les membres de la famille (pas toujours facile, même pour les adultes, hi hi!).
  4. Gérer les différents contacts physiques avec les « matantes » et les « mononcles » (et tous les autres). Parfois les enfants n’ont pas envie de faire des câlins à tout le monde… et c’est correct!
  5. Surmonter sa timidité ; les grands rassemblements familiaux peuvent rendre les petits nerveux. Vous pouvez aider votre enfant à cultiver des super attitudes comme sourire aux autres, regarder la personne qui lui parle et faire des compliments.
  6. Découvrir l’empathie : Noël est une fête durant laquelle les élans de générosité sont nombreux (bien qu’ils devraient l’être toute l’année!). Vous pouvez en profiter pour expliquer à l’enfant qu’il est important de faire preuve de générosité envers les moins nantis.

2. Besoins et désirs, c’est pas pareil!

En cherchant à faire plaisir à tout prix aux enfants lors de la période des fêtes, on ne leur permet pas de faire la différence entre besoins et désirs. Les friandises et les jouets sont mis de l’avant dans les boutiques ; les enfants sont donc entourés d’objets de désir!
Pour vous aider à transmettre cet apprentissage à votre enfant, voici quelques conseils de la coach familiale Nancy Doyon :

  1. Dire oui à seulement 10% à 20% de ses désirs et généralement non aux caprices.
  2. Offrir un maximum de 3 ou 4 cadeaux (incluant ceux de grand-maman et de tante Julie!)
  3. Résister à la tentation d’acheter toutes sortes de surprises à tout moment.
  4. Avant d’acheter quelque chose, attendez au moins qu’il en ait exprimé l’envie, puis, attendez. Laissez-le espérer, voire ramasser une partie de l’argent nécessaire à l’achat.

3. Faire un grand saut dans l’imaginaire

Que ce soit en fabricant des cartes de vœux, en décorant le sapin de Noël ou en cuisinant de bons biscuits avec maman, l’enfant laissera libre cours à sa créativité! On peut même pousser la réflexion un peu plus loin ; le mythe du Père Noël et tout ce qui l’entoure (notamment l’atelier des lutins, la distribution des cadeaux en traîneau, le petit renne au nez rouge) participerait à la construction de l’imaginaire de l’enfant. Il satisferait le questionnement tout en laissant une place suffisante à la création de nouvelles hypothèses.
Le plus beau dans tout ça? Le mythe est un espace de création, où l’on peut entrer et sortir comme bon nous semble. Une « fiction idéale » , quoi! On ne se cachera pas aussi qu’en général, les parents adorent profiter de l’émerveillement des enfants. Et ce qui est bien, c’est que ce mythe permet de transmettre des émotions et des souvenirs positifs d’une génération à l’autre.

Source :
Djenati Geneviève, « Merci Père Noël !. « Du mythe social au mythe familial »», Le Journal des psychologues 10/2006 (n° 243) , p. 25-28 
URL : www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2006-10-page-25.htm

4. La désillusion, c’est plate… mais essentiel!

Le père Noël. N’avez-vous jamais pensé que vous éduquiez vos enfants aux mensonges en leur faisant croire à ce mythe complètement loufoque? Eh bien, détrompez-vous! Lorsque votre enfant comprendra qu’il s’agit d’un mythe (différent d’un mensonge), il apprendra tôt ou tard à accepter la désillusion. En effet, il est vrai que c’est un peu étrange pour un enfant de constater qu’il y a un père Noël différent dans chaque centre commercial, dans chaque pub télévisée et sur chaque photo souvenir. Il est inévitable qu’à un certain âge, il commence à douter de la véracité de cette histoire et cela est tout à fait normal et sain. La désillusion est une épreuve nécessaire, qui s’opérera à un rythme différent selon chaque enfant, collectivement ou dans la solitude. On verra certains enfants retarder volontairement ce moment de désillusion et d’autres éprouver la satisfaction de faire partie des initiés —bienvenue dans la gang de ceux qui savent. D’autres vont même jouer le jeu et faire semblant d’y croire pour ne pas décevoir leurs parents!

Source :
Tourrès-Gobert Dominique, « Le Père Noël toujours. », Le Journal des psychologues10/2006 (n° 243) , p. 29-32 
URL : www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2006-10-page-29.htm

5- Ne rien faire, c’est cool aussi.

Nous sommes d’accord sur le fait que les enfants sont toujours stimulés... parfois trop. À l’école, le quotidien est rythmé par toutes sortes de consignes, du matin jusqu’au soir. À la maison aussi. À ce sujet, ce texte en a ému plus d’un quant au stress vécu par les enfants. Alors, pourquoi ne pas profiter du temps des Fêtes pour s’accorder des moments de « latence » durant lesquels aucune activité n’est prévue ? Laisser les enfants relaxer et profiter du moment présent. Leur offrir l’opportunité de réfléchir par eux-mêmes à ce qu’ils ont envie de faire, au jeu avec lequel ils ont envie de jouer. Tout simplement!

 

 

 

 


 

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